Petite Périgourdine

Juillet 2004

Nous avions loué un gite pour 15 jours dans une ferme à St Geniès, au Nord de Sarlat, petit village fort joli avec son chateau, son église et son marché local.
Verdi le petit chat avait tout juste 4 mois et nous avions décidé de l’emmener avec nous.
La location était magnifique, une grande maison en pierre typique, avec une grande vue dégagée sur les champs.
Verdi découvrait la liberté, il venait de recevoir ses premiers vaccins et pouvait donc désormais découvrir le monde en toute sécurité.
Il passait son temps à se faire peur en allant voir les vaches. Il se tapissait, bondissait entre les herbes et, lorsqu’une vache tournait nonchalamment la tête, il se mettait à détaller comme un lapin.

Entre visites des jardins remarquables, les villes pittoresques, le canoë Kayak sur la Dordogne, nous avions planifiés quelques petites balades et randonnées. Dans ces moments là, le petit Verdi restait tranquillement à la maison.

Ce jour là, nous avions décidé de nous balader sur les hauteurs de la Dordogne, du côté de Bézenac. Nous étions partis pour 17 km de marche à travers la campagne et les bois.
Nous nous étions garés sur un grand parking ombragé du village et avions endossé nos sacs à dos remplis, entre autres, d’eau et de notre déjeuner.
Après 20 minutes de marches, nous traversions un hameau quand tout à coup, nous avons entendu des miaulements. Intrigués, nous nous sommes arrêtés devant une maison close d’où venaient ces miaulement stridents.
Nous avons profité de notre arrêt pour boire un coup…quand soudain, jaillit un petit chat tout maigre qui se mit à se frotter sur nous. Nous l’avons caressé puis avons repris le chemin.
Le chat a commencé à nous suivre en trottinant.
Pas de panique, me dis-je, un chat connait son territoire, il fera demi tour quand il ne sentira plus « chez lui ».
Mais, après 3 à 4 km, le chat était toujours là…à nous passer devant, à nous suivre, à nous attendre si nous nous arrêtions. Il tirait la langue et haletait, aussi nous lui avons donné un peu d’eau.
Un couple d’irlandais nous doubla et nous dit que c’était rigolo de partir en randonnée avec un chat…!!!
Nous décidâmes d’écourter la balade et de rentrer à la voiture pour ramener le chat à son point de départ, ce petit hameau tranquille. Mais le raccourci prenait encore au moins 4 km.
Nous avons alors traversé un autre hameau. Un chien aboyait. Par réflexe, j’ai pris le petit chat dans mes bras…La pauvre bête était épuisée.
Mais elle voulait quand même continuer à marcher, avec son air volontaire et déterminé.
Enfin arrivés à la voiture, après avoir pris plusieurs fois dans les bras pour éviter chiens et voitures, le chat se cacha sous notre auto, nous avons du employer des stratagèmes pour l’en faire sortir. Puis nous l’avons fait monter dans la voiture, après ces 7 km de marche, on pouvait bien faire ça pour lui !
De retour au hameau, nous avons questionné les habitants (3 ou 4 maisons). Personne n’avait jamais vu ce chat, il avait du se perdre ou être abandonné. Personne ne voulait s’en occuper.
Nous décidâmes donc de l’emmener avec nous, en espérant ne pas voler un chat à quelqu’un.
De retour sur Saint Geniès, nous nous arrêtames à la clinique Vétérinaire de Sarlat.
La vétérinaire très accueillante consulta le chat. C’était une chatte en fait… »Est elle pucée ? » demandais-je alors en pensant pouvoir retrouver le propriétaire. « Oh, non, dit elle, de plus elle n’a que 4 mois et de toute façon ici, les puces ne sont pas électroniques sur les chats… ».
« De toute évidence, il est abandonné et affamé. Bon, alors que décidez vous ? Que voulez vous faire ? » demanda t elle.
Avant qu’on ne puisse répondre quoi que ce soit, elle asséna « il y a 2 possibilités : vous la gardez avec vous ou vous me la laisser ici, je l’emmenerai alors dans un refuge où il la piqueront d’ici quelques mois si personne n’en veut« .

Voilà comment à 2 adultes et un chat nous sommes partis en vacances et comment à 4 nous sommes revenus, avec une petite périgourdine tigrée que nous avons surnommé Vicky, et qui chaque jour, nous fait penser à cette magnifique région qu’est la Dordogne.

En été 2011, nous retournerons, c’est décidé,  en Dordogne, 7 ans après avoir ramené Vicky.

Nous espérons juste qu’une vache ne nous suivra pas…

Une semaine pour voyager entre le moyen âge et la préhistoire…

Château de Commarque - Crédit Catherine Fournier

1er jour : arrivée dans le Périgord noir

C’est en traversant les volcans d’Auvergne et les beaux paysages de Correze que nous avons rejoint la destination de nos vacances estivales : la Dordogne et plus précisément le petit village de Saint Amand de Coly.

Un petit désaccord entre le GPS et mon interprétation de la carte routière version papier nous a un peu retardé sur les derniers kilomètres… et je dois bien confesser que ce coup-ci la technologie est sortie victorieuse car mon « raccourci » nous a fait perdre une bonne vingtaine de minutes ; mais, comme toujours, j’avais une bonne excuse toute prête : on allait arriver trop tôt au camping car l’accueil des nouveaux arrivants ne se fait qu’à partir de 16 heures… non mais !

2ème jour : Les Grottes de Lascaux II

Après une bonne nuit de sommeil et un début de journée « sportif » avec un cours d’aquagym nous voilà parti pour notre première visite. Nous avons opté pour la fameuse grotte de Lascaux qui n’était qu’à quelques minutes de notre lieu de résidence. Je n’étais pas très convaincue au début alors nous avons pris le temps d’un bon repas à Montignac avant de nous décider définitivement à faire la visite. Et là grande surprise… en tout cas pour moi ! Les hommes des cavernes n’étaient pas que des gros rustres qui courraient avec un gourdin autour d’un feu en poussant des cris de sauvage… ces hommes là (ou ces femmes d’ailleurs, qui sait ?) avaient une vraie sensibilité artistique et étaient capables de représentations animales très réalistes et magnifiquement réalisées… bien plus impressionnant que les cartes postales que j’avais eu l’occasion de voir. Le travail effectué dans la salle des taureaux est vraiment surprenant et confère au lieu une dimension hors du temps ; un grand bravo d’ailleurs à l’artiste qui a pendant plusieurs années (six ans si j’ai bien suivi ce qui nous a été dit pendant la visite) su restituer ces œuvres à l’identique afin de nous permettre de les découvrir sans nuire à la pérennité des peintures originales.

Passage obligé par la boutique à la sortie pour garder quelques images de notre visite et acheter un livre sur les dinosaures pour mon petit bonhomme. Ma fille a quant à elle acheté tellement de documentation qu’elle pourra sans problème prétendre à une place de guide dans quelques années !!!

3ème jour : Le Conquil et marché gourmand à Saint Amand de Coly

Pas de sport ce matin pour moi : c’est au tour de mon mari de s’essayer à un water polo dans la piscine du camping. Pour avoir vu les dernières minutes j’avais personnellement plus l’impression de voir une sorte de rugby aquatique, je ne regrette pas d’avoir passé mon tour !!!

Au programme de la journée visite d’un parc aux dinosaures pour satisfaire notre fou de préhistoire. Là aussi très agréable surprise. Le parcours en forêt parsemé de dinosaures était très agréable et mention +++ pour la partie grottes troglodytiques que l’on peut visiter en toute sécurité. On peut en voir un peu partout dans le secteur et c’est un vrai plaisir de pouvoir s’y introduire et passer de « pièce » en « pièce » en se glissant par moment dans des passages très étroits dans la roche.

Le Conquil - Parc aux dinosaures - Crédit Catherine Fournier

Ce parcours est très accessible et très motivant que ce soit pour nous ou pour les enfants. Ces derniers n’étaient d’ailleurs pas assez fatigués car ils ont enchaîné sur de l’accrobranche.

« Après l’effort le réconfort » dit un célèbre proverbe. Nous l’avons suivi à la lettre en nous rendant au marché nocturne des producteurs de St Amand de Coly. Nous avons au passage visité l’imposante église du 12ème siècle reconnaissable par sa grande porte et ses fortifications. Une fois arrivés sur la place du marché nous avons été très surpris : tables, chaises, barbecue, groupe de musique… Nous n’étions pas très familiers avec ce concept car ça ne se fait pas en Isère alors nous avons demandé quelques explications ; il nous a été précisé qu’il fallait aller acheter les produits directement chez les producteurs locaux et que l’on pouvait ensuite gratuitement les faire cuire sur le barbecue géant et s’installer manger sur la place. Toute la famille a largement adhéré à cette formule et il est bien dommage que nous ne soyons là que pour une semaine car j’aurais bien aimé pouvoir faire une seconde soirée comme celle ci ! C’était vraiment très convivial et mes papilles ont adoré.

4ème jour : Visite du Château de Commarque

Gardons nos bonnes habitudes, aujourd’hui aquagym… enfin non water polo car l’animatrice n’était pas très inspirée pour trouver de nouveaux mouvements. J’ai du avaler la moitié de la piscine mais je me suis beaucoup amusée et c’est après tout un moyen comme un autre d’attaquer la journée en pleine forme.

Notre visite du jour nous a emmenée au Château de Commarque. Le guide était très sympathique et fort bien renseigné et pour cause : il fait des fouilles sur ce site depuis 11 ans déjà. Ce château perdu au beau milieu de la forêt (ce qui est plutôt atypique car nous sommes plus habitués à les trouver en haut de falaises) est tout simplement magnifique. Malgré le délabrement du à des années d’abandon, l’équipe en charge de cet édifice a sur lui donner une nouvelle vie. La visite a commencé par la « cave » enfin plutôt un ancien habitat troglodytique qui a servi d’abri en période de guerre au moyen âge et dont l’usage précédent est malheureusement inconnu. Nous sommes ensuite passé dans les différents donjons qui étaient la propriété de différents seigneurs, une sorte de « co-propriété » moyenâgeuse. Nous avons même eu la chance de monter au sommet de la tour restante afin d’admirer la vue.

Bref encore une très belle visite que je recommande à tous les passionnés de châteaux et d’histoire.

5ème jour : Sarlat et le château de Castlenaud

C’est toujours sous le soleil que nous sommes partis pour cette cinquième journée en direction de Sarlat afin de visiter le centre ancien et goûter (enfin re-goûter) à la gastronomie locale dans un bon restaurant. Toute la famille a ainsi pu savourer les spécialités locales et même mon petit dernier qui vient de fêter ses 5 ans est devenu un spécialiste des toasts de terrines et de foie gras (il n’y a pas d’âge pour commencer à bien manger !).

Histoire de digérer un peu après ce bon déjeuner nous avons repris la voiture en direction du château de Castelnaud. Cette visite, pas du tout dans le même esprit que le château de Commarque qui était plus intimiste, a beaucoup intéressé les enfants tout particulièrement la partie « spectacle » proposée au pied des catapultes.

6ème jour : Terrasson

Un peu fatigués par la chaleur et le rythme des précédentes visites nous nous sommes limités pour cet avant dernier jour à la visite d’une ville dans les alentours : Terrasson. Connue principalement pour les Jardins de l’Imaginaire elle mérite toutefois une excursion dans sa vieille ville et ses remparts sans oublier sa magnifique église.

7ème et dernier jour : Montignac

Enfin, pour ce dernier jour nous sommes retournés sur Montignac afin de faire le plein de spécialités locales certes pas très diététiques mais tellement bonnes ! Nous en avons également profité pour nous arrêter dans un restaurant en bordure de Vezere et faire de jolies photos souvenir des merveilleux paysages des environs.

Et voilà, fin de notre périple ; nous sommes à présent de retour à la maison, des souvenirs plein la tête et un appareil photo bien rempli (près de 500 photos !!! vive le numérique…)
Il n’y a plus qu’à faire un bon tri dans tout ça en attendant nos prochaines vacances !

C’était comment le Périgord en 1900 ?

La réponse en image avec cette vidéo du village du Bournat…

Plus d’info sur le Bournat

Jacquou le Croquant, le plus célèbre des Périgourdins

« L’égoïsme m’indigne, la méchanceté m’exaspère, l’injustice me révolte, la misère me saigne le cœur. »
Eugène Le Roy (1836 – 1907).

Cette citation de l’auteur de Jacquou le Croquant résume bien les sentiments que chacun de nous éprouve en lisant ou en découvrant l’histoire de Jacquou sur les petits et grands écrans.

L’époque :  la Seconde Restauration voit la noblesse reprendre en partie ses droits anciens ;

Le lieu :  le Périgord Noir, le château de l’Herm, la forêt Barade, le village de Fanlac à 5 km de Montignac – Lascaux ;

L’histoire : Jacquou, huit ans, enfant du Périgord  voit sa famille indûment détruite. Animé de son désir de vengeance, il mènera une révolte de croquants contre le comte de Nansac, celui-là même qui avait injustement condamné son père .

Ce livre a été adapté pour la télévision par Stellio Lorenzi en 1969 puis pour le cinéma par Laurent Boutonnat en 2007. Si vous avez vu l’un ou l’autre, vous pourrez retrouver certains lieux du tournage du film à Fanlac en Vallée Vézère.

Nos partenaires à Fanlac : Restaurant le Croquant ;
A faire à Fanlac : le tour du bourg - 1,5 km, facile – vous permet de découvrir le village et la  vallée du Possadour. 

“Les plus beaux villages de France” de Dordogne

Créée en 1982, l’association des plus beaux villages de France a pour objet de promouvoir les atouts touristiques des petites communes rurales (- de 5.000 hab) riches d’un patrimoine de qualité. Ce titre est décerné après une enquête rigoureuse. Aujourd’hui seuls 151 villages peuvent se prévaloir de cette marque. Neuf sont en Dordogne et deux sont en vallée Vézère.

Saint Léon-sur-Vézère et Saint Amand-de-Coly sont des bourgs pittoresques traditionnels du Périgord Noir. Au coeur de chacun d’eux, les rues et ruelles recèlent de maisons en pierres blondes surmontées de toits de lauze. Tous deux ont un patrimoine religieux remarquable.

Saint Amand de Coly, qui fut le siège d’une vaste abbaye augustinienne dès le 12ème siècle, en conserve d’imposants vestiges et des visites guidées sont possibles tout au long de l’année.

A Saint Léon, une inscription en oc sur le fronton d’une chapelle expiatoire rappelle la légende du village. Un domestique ayant envoyé une flèche sur le crucifix de l’église tomba raide mort, la tête « derrière devant ». Fin XIX°s, des archéologues ont eu la surprise, en fouillant une tombe, de trouver un squelette… avec la tête retournée.

Pour en savoir plus :
Sur Saint Amand de Coly
Sur Saint Léon sur Vézère

LE Festival du film !

A deux pas de Lascaux (20km), Sarlat, notre belle capitale accueille chaque année un célèbre festival du film.

C’est une occasion pour les amoureux et amateurs de cinéma de découvrir des longs et courts métrages et d’en discuter avec les professionnels présents.
Aussi, si vous passez découvrir Sarlat et le Périgord Noir entre le 10 et le 14 novembre 2010 ne soyez pas étonné de rencontrer au détour de la vieille ville médiévale un ou deux acteurs connus.

NB. cette année ont annonce Catherine Frot, Stéphane Guillon, Antoine de Caunes et Albert Dupontel…
A suivre…

Le festival sur le site de l’office de tourisme de Sarlat